Conséquences de la panzootie
Conséquences pour la biodiversité
Les risques pour la Biodiversité de la grippe aviaire sont mal connus et dépendent de nombreux facteurs, dont les conditions de biosécurité de l'élevage industriel et familial.
On sait que la diversité génétique au sein d'une population est souvent un facteur de réduction du risque de transmission maladies. Or les stratégies actuelles de lutte contre le virus tendent à encore faire reculer la biodiversité chez les volailles.
Coût de la pandémie
Avec l'industrialisation, la mondialisation des filières et le développement de la chaîne du froid, ces coûts ont augmenté, la majorité des cas cliniques concernent des oiseaux d'élevage et surtout la dinde, puis la poule et moindrement d'autres espèces (caille/perdreau, canards, oies, autruche). Ce sont donc ces filières qui subissent le contrecoup économique, mais également les filières d’abattage, de transports ou de production et fourniture d’aliments des volailles.
Scénario possibles
Passage et adaptation par les suidés sauvages (sanglier en Europe) ou d'élevage: l'organisme du porc (mais d'autres espèces pourraient aussi être concernées) possède des récepteurs cibles à la fois des virus aviaires et des virus humains. Il peut donc contracter les deux virus simultanément et ainsi constituer un creuset dans lequel les deux virus peuvent mélanger leurs gènes et donner naissance à un nouveau virus pouvant infecter l'homme et contre lequel personne n'aurait de défense immunitaire. Les deux épidémies de grippe de 1957 et de 1968 découlaient probablement de ce processus. Elles ont causé plus de 1,5 million de morts. En août 2004, des scientifiques chinois avaient annoncé lors de la Conférence internationale sur la prévention de la grippe aviaire et du SRAS que la souche virale H5N1 avait été déjà détectée chez des porcs chinois, mais ceux-ci n'étaient pas infectés par la grippe « humaine ».
Passage et adaptation chez l'homme par contact prolongé: après un contact prolongé et récurrent avec l'Homme, le virus pourrait muter peu à peu (glissement génétique) en une autre souche transmissible d'Homme à Homme. Des mesures rigoureuses de protection sanitaire devraient limiter ce dernier risque en supprimant ce contact récurrent. C'est pourquoi certains préfèrent désigner la grippe aviaire sous le terme peste aviaire ou « influenza aviaire », le terme grippe restant réservé aux variantes adaptées à l'homme (bien qu'elles puissent aussi parfois toucher le porc, le chat ou d'autres espèces)
Passage et adaptation à l'homme du virus en région arctique où la consommation de viande crue d'animaux est une tradition vivante: dans ces régions dépourvues de bois, de fruits et de légumes la consommation de viande crue (plus riche en vitamines) est une tradition. Les êtres vivants en haut de la pyramide que sont les humains, les phoques et certains cétacés consomment des oiseaux susceptibles ou que l'on sait porteurs de H5N1 (exemple oie des moissons). On sait que ces mammifères sont potentiellement sensibles au H5N1. On a de plus, noté lors des pandémies précédentes que les populations esquimaudes et Inuits ont été particulièrement affectées, notamment en pourcentage de la population tuée par le virus.
